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Ancien bureau de poste de la ville de Saint-Henri
(La Voix populaire) |
540, Place Saint-Henri
Sources : La Voix populaire (Mathieu Robert-Perron) + L'autre Montréal + Jean Gilbert + Guy Giasson
Le bureau de poste de la ville de Saint-Henri, de style
néo-roman, a été construit entre 1890 et 1893 selon les plans de
l’architecte Alphonse Raza, surintendant au ministère des
Travaux publics du Canada. Le contrat de construction a été
confié aux entrepreneurs Frigon et Peltier. En 1892, on leur a
cependant retiré le contrat pour le confier aux entrepreneurs
généraux Viau et Lachance qui ont achevé les travaux. En 1911,
on a procédé à un agrandissement à l’arrière du bâtiment.
L’édifice a par la suite été occupé par la Caisse populaire
de Saint-Henri pendant une cinquantaine d’années, de 1949* à
2003.
Il est actuellement occupé par le journal La Voix populaire
et par les journaux qui desservent Verdun et l’Île de Soeurs.
La Voix populaire :
un journal ancré dans sa communauté
« Fondé en 1946 par Jean-Jacques Mercier, le journal La Voix
populaire a toujours été bien ancré dans sa communauté. À un
point tel qu’à ses premiers balbutiements, les résidants du quartier
Saint-Henri se montraient parfois réticents à voir leurs problèmes
étalés sur les premières pages de leur journal local.
La Voix populaire s’est toujours fait un devoir de parler
franchement des problèmes vécus par la population du quartier et
de dénoncer les situations scandaleuses.
Grâce à ses reportages, le journal hebdomadaire a réussi à
sensibiliser les élus et les gouvernements à de nombreuses causes et
enjeux. Notons, à titre d’exemple, la pollution causée par les
industries et par le passage des trains au charbon dans les années
1940 et 1950.
On se souviendra également de la croisade menée par le
journal contre les frères Dubois qui dominaient la pègre locale au
cours des années 1970. À cette occasion, le directeur de La Voix
populaire, Jean-Jacques Mercier, a été amené à témoigner devant la
Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO).
Plus récemment, en 2000, La Voix populaire a pris position
contre l’implantation d’un centre de transbordement de déchets sous
l’échangeur Turcot. La ville de Montréal avait donné son aval à la
compagnie Matrec pour lui permettre de mettre de l’avant ce projet
controversé. La Voix populaire a dénoncé le projet pendant plusieurs
semaines et a incité les citoyens à monter aux barricades. Devant le
tollé de protestation des résidants de Saint-Henri, l’idée de créer un
dépotoir dans le quartier a finalement été abandonnée.
Aujourd’hui, La Voix populaire est encore bien vivante. Elle
est distribuée chaque semaine dans 24 000 foyers des quartiers
Saint-Henri, Ville-Émard et Côte St-Paul. Une fois par mois, le
journal se rend dans les quartiers de la Pointe Saint-Charles et de
la Petite-Bourgogne, pour atteindre une distribution de 35 000
exemplaires. »**
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* 1949 est une date approximative.
** Texte de Mathieu Robert-Perron de La Voix populaire.
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