19   Ancienne pharmacie de Jean Narrache
        
(Pharmacie Suzanne Paquette)

4237-4235, rue Saint-Jacques
Source : Société historique de Saint-Henri + Jean Narrache. Un poète et son double. Émile Coderre

La maison de gauche (1895) abrite aujourd’hui la pharmacie Suzanne Paquette, ouverte depuis 1977. Auparavant, une mercerie pour homme occupait les locaux. À l’étage, se trouvait une maison de chambres.

Toutefois, on sait que ce commerce était également une pharmacie en 1922, année où Jean Narrache (Émile Coderre) a fait un retour à Saint-Henri en tant que pharmacien (Voir aussi Série Culture, Fiche 31). Le 4 septembre 1922, celui-ci « entre en fonction comme gérant des deux pharmacies du docteur J.-A. Trempe, situées au 2005 (aujourd’hui 4237) et au 2217 (démoli), rue Saint-Jacques Ouest, dans le quartier Saint-Henri. Pour lui qui habite rue Saint-André, sur le Plateau Mont-Royal, ce n’est pas à côté : il sera obligé de parcourir un trajet de cinquante minutes en autobus, matin et soir. Coderre sait-il qu’il se trouve alors dans le quartier où son père a oeuvré comme pharmacien pendant au moins deux ans, à quelques rues de là, rue Turgeon et rue Annie, et que c’est là que sa mère est morte ? Avec ces deux pharmacies, situées à quelques coins de rues l’une de l’autre, il a donc double tâche. Au besoin, il lui faut passer de l’une à l’autre pour en assurer le bon fonctionnement et pour faire les remplacements qui s’imposent chaque fois qu’un commis a ses heures de cours ou son jour de congé. Outre les commis pharmaciens, il y a la demoiselle préposée au comptoir des parfums et cosmétiques. Il y a aussi le petit messager que les deux pharmacies emploient et qui, lui aussi, va de l’une à l’autre. Il demeure un élément essentiel pour le bon fonctionnement du commerce. Le messager est une des figures les moins connues du monde pharmaceutique, et Coderre a pris soin de nous laisser le portrait de quelques-uns d’entre eux. »*

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En 1905, lors de l’annexion de Saint-Henri à Montréal, la ville de Saint-Henri comptait sept pharmaciens. Elle comptait aussi 180 autres commerces de toutes sortes, soit :
« 90 épiciers, bouchers, boulangers, laitiers, etc.
1 marchand de chevaux
4 forgerons
1 photographe
1 imprimeur
7 tailleurs
1 horloger-bijoutier
3 barbiers
5 buanderies
2 entrepreneurs de pompes funèbres
28 hôtels, restaurants, et débits de boisson.
»**

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* Richard Foisy (2003). Jean Narrache. Un poète et son double. Émile Coderre. Tome 1. Page 303.
** Yves Bellavance, Marie-France Le Blanc, Claude Ouellet et Louise Chouinard. Saint-Henri 1875-1905.

19 Clinique médicale Saint-Henri

4227, rue Saint-Jacques
Source : Société historique de Saint-Henri

La maison de droite (1895) abrite aujourd’hui la clinique médicale Saint-Henri, de même qu’une clinique de psychothérapie.

De nos jours, les services médicaux sont généralement gratuits*. Ce n’était pas le cas en 1895, au moment où l’édifice qui abrite la clinique actuelle a été construit. Comme on peut le voir dans l’extrait du journal La patrie du 27 octobre 1910 reproduit ici, la situation d’alors était dramatique pour les pauvres.

19 (Document : Serge Deschamps).

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* Par gratuits, on entend que les services médicaux sont accessibles à tout le monde et non qu’ils ne coûtent rien à la communauté.

 

 

 
 
 

 

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